Flexis, végés, vegans…

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Quatre étudiants, quatre témoignages de pratiques alimentaires différentes. Chacun a ses raisons – économiques, morales, culturelles ou d’activité physique intense – pour adopter une alimentation un peu en dehors de la norme.

EVA
20 ans. Etudiante en L3 Management du Sport à Dijon. Flexitarienne.

« Pour moi, être flexitarienne c’est limiter sa consommation de viande et de poisson, tout en consommant de façon plus responsable. J’ai commencé il y a environ 2 ans. Ma mère ne m’aidait plus financièrement donc j’avais moins d’argent pour faire mes courses, alors que la viande coûte cher. Le rayon végétal a piqué ma curiosité. J’ai essayé les substituts qui sont tout aussi bons. Après, je me suis informée à côté, sur l’aspect nutritionnel et environnemental. La viande ne me manque pas, j’en mange seulement à l’extérieur. Je ne veux pas être stricte dans mon alimentation. Si j’ai envie de manger des nuggets de poulet je vais le faire, mais ce sera une fois par mois. Quand j’aurai fini mes études j’essayerai de consommer des produits locaux, de petits producteurs, mais pour l’instant je n’ai pas vraiment le temps. »

ALBAN
19 ans. Etudiant en L2 AES à Dijon. Végétarien.

« Je suis végétarien, c’est-à-dire que je ne mange ni viande ni poisson, depuis la rentrée 2016. En fait, j’ai attendu impatiemment ma rentrée à la fac pour pouvoir devenir végétarien parce que l’autonomie m’a permis de manger plus facilement comme je voulais. J’ai donc décider de devenir végétarien dès la fin du lycée pour des raisons morales. Après avoir vu les images indicibles tournées dans les abattoirs par L214, j’ai fini par me dire que je ne pouvais plus manger de viande, que je n’avais plus le droit sachant qu’une alimentation sans chaire est possible. C’est même de plus en plus recommandé écologiquement et sanitairement. Malheureusement, beaucoup de gens ne font pas le lien entre leur assiette et la torture et la mort. A présent, j’attends la fin de mes études universitaires pour pouvoir devenir végétalien. »

MEDHI
19 ans. Etudiant en 2ème année de DUT Gestion des Entreprises et des Administrations à l’IUT de Dijon. Régime hyper-protéiné.

« Comme je pratique une activité sportive, j’essaye d’avoir une alimentation qui apporte beaucoup de nutriments, notamment des protéines, lipides et glucides. En général on dit que les sportifs ont un régime « hyper-protéiné » car enrichi en protéines. Elles sont indispensables pour les muscles. J’ai commencé la musculation en 4e donc ça doit faire environ 5 ans que j’ai ce régime. A l’époque je ne faisais pas encore attention à mon alimentation, et c’est l’erreur principale de la plupart des débutants. On voit souvent l’image qui dit qu’en musculation c’est 70% de nutrition et 30% de sport. C’est pour cette raison que j’ai commencé à m’intéresser à la nutrition. L’année dernière je mangeais au RU mais c’est difficile de s’adapter à ce qu’ils proposent, donc cette année je mange exclusivement chez moi. »

PAUL
22 ans. Etudiant en 1ère année de Master MEEF à Auxerre. Vegan.

“J’ai fait le choix de devenir vegan à la fin de l’été 2017 après une longue réflexion sur le gaspillage et l’industrie agro-alimentaire. J’ai surtout eu une grosse prise de conscience écologique. Si personne ne change son alimentation, je pense que le monde court à sa perte. Ça n’a pas été simple pour moi, ni pour mes proches qui ont eu du mal à comprendre mon choix. J’ai fait ça petit à petit. D’abord avec mes habitudes alimentaires, en remplaçant tout ce qui provient des animaux, puis ensuite avec mes habitudes de vies. Être vegan ça ne correspond pas uniquement à un régime, c’est un changement radical de mode de vie qui peut être difficile à assumer. Ça doit être un choix personnel, sans être influencé par la mode ou des personnalités publiques. Si vous ne le faites pas pour vous, ça n’a aucun intérêt.”

Propos recueillis par Emmanuelle Boiteux

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